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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 05:26
Ca devait arriver de toutes les manieres... les visas touristes ne durent que 6 mois or, j'ai commence par un semestre a Christ College et maintenant je suis en plein TER a L'IISc.
Ma periode legale de tourisme,... pardon d'etude (l'amalgame etait facile) arrive a sa fin.
Il me faut prendre des vacances au Sri Lanka pour renouveller mon visa touriste afin de "travailler" en Inde.


Donc vacance forcee au Sri Lanka,

Il s'agit de la toute petite ile au sud est de l'inde(~20 millions d'habitants, 2 langues le singhalese de la majorite boudhiste et le tamil de la minorite hindu du nord, ) ou l'on entend souvent parler des tigres tamouls (LTTE). Le conflit, a ses debuts, etait un combat contre les discriminations sociales envers la minorite, issues du gouvernement lui-meme...
Maintenant, cette lutte ressemble plus a une guerre de pouvoir menee par un groupe extremiste qui est pres a tout pour l'independance. Le nord n'est donc pas recommende pour les touristes.

Je suis parti avec une fille allemande qui devait elle aussi faire renouveller son visa (touriste -> entreprise).
 
Le premier jour, arrivee a 4h du mat a Colombo, on file a l'ambassade indienne ou l'on attend l'ouverture (dans une cafet' francaise a deux pas de la) pour y deposer nos passeports. L'apres midi meme nous etions sur les plages paradisiaques d'Hikkaduwa (sud), dans un hotel de charme desert au bord de l'ocean.
"Gavage de langoustine et de poisson".


    Deux jours plus tard, "my fellow" rappelle l'ambassade pour demander si tout va bien (prudence de mise, vous allez voir nous sommes encore un pied en inde)...

les champions du monde: "Euh.... Ben... (long silence)... il manque un papier !"
Sina (deconfite): "Ah bon mais je vous ai quand meme telephone 4 fois la semaine derniere pour bien m'assurer que l'on etait d'accord sur tout ce qu'il fallait apporter..."
les cdm (sans une excuse, "le fonctionnaire est Roi en son pays", surtout lorsque vous avez besoin de lui): "On a besoin du profil de votre entreprise ...... (vous savez le truc que l'on trouve sur le net apres 1minute30 de recherche) ....... et on en a besoin demain matin 11h, apporte en main propre."

    Donc plus de plage, changement de plan, retour a colombo par le bus de 6h du mat' pour delivrer a son altesse l'importante missive.



  


   Ensuite depart pour Kandy (l'ancienne capitale coloniale anglaise perdue au milieu des montagnes) et voyage jusqu a Nuwara Eliya avec un guide driver. Sur la route, visite de plantation de the et d'une usine de fabrication (vraiment a l ancienne). Le pays est magnifique. Les plantations de the couvrent un paysage vallone d'une couverture d'un vert clair uniforme, des cascades jaillissent de-ci de-la. Qui plus est les gens sont sympas et polis...




Exemple d'un sentiment communautaire (qui a plus ou moins disparu de nos pays occides), dans le bus toujours bonde (encore une fois ce n'est pas le meme "bonde" qu en France, tu partages une intimite parfois irritante avec tes voisins), Si tu es debout avec un sac, la personne assise la plus proche te le prendra des mains pour le garder sur ces genoux, meme si c'est un petite grand mere, afin de te soulager de ce poids. Ce n'est pas grand chose mais le geste plus que son effet m'aura aide a passer ces qq 4heures de voyage debout dans un etat d'esprit attendri et songeur quant aux relations humaines parfois tant paradoxales.






Retour a Kandy, visite du temple boudhiste ou est jalousement conservee une relique divine et sublime du seigneur boudha qui fut l'objet de maintes et maintes guerres pour la posseder, detruire ou adorer.... Une Molaire.


Enfin, retour a Colombo, en passant par un orphelinat d'elephants (8 au debut maintenant 70, je crois qu'il y en a qui ont triche.... ca pousse pas tout seul ces betes la).
Par kikrok - Publié dans : bangalinde
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 13:25
Ca c'est du decale.... decale thailandais (influence japan) dans une ville indienne qui est (plutot "ou je suis") decale a la base. Le sentiment qu'on a en entrant ou en resortant serait celui d'etre pris dans une tornade juste apres etre sorti d'une autre qui tournait dans le sens inverse. Les indiens et les thailandais sont completement differents...

Pour en revenir a la thai nigth, c'est chaque lundi soir. Nous avons ete invites par nos anciens colloc' tous thailandais. Je me rappelle de la premiere fois ou nous sommes entre dans cette boite et ou nous n'avons pas vu un seul indien... mais ou sommes nous? On a ouvert une porte comme dans les livres de SF. Deux europeens et une floppee de thais.



    Pour decrire l'atmosphere, on ressent toujours ce culte de l'ado, du "cute" dans leur mode vestimentaire avec des nanas de 20-25 ans avec deux tresses et une minijupe 12ans, la musique suit la mode... ce serait des contines remixees techno, trans, house (si on a de la chance) ou dance (quand on en a moins). L'incontournable chez les asiatiques du sud est, le Karaoke qui paye deux bieres si t'es le premier a chanter... Antoine avec sa timidite maladive nous aura gratifie d'un YMCA (des le premier soir, 1h apres etre arrive) en solo devant un public incroyable.




          "jacqui qui a mis sa plus belle casquette"



Les patrons de la boite ont bien gere leur coup... la communaute thai est bien presente a Bangalore et ils savent comment la faire venir : entree gratuite pour les thais avec 4-5 conso pour les nanas et deux pour les mecs. Le tour est joue.



"les potes et potasses"

Par kikrok - Publié dans : bangalinde
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 12:22
Pour resituer dans le contexte, il s'agissait de la periode ou je voulais vous crier (et je l'ai dit dans un mail que je m'empresse de reprendre et d'illustrer....)

"Les cours, c'est FINI pour moi".

Christ College laisse deux semaines de vacance entre chaque semestre (2 semaines + 1 semaine a noel et les jours feries soit environ 5 semaines, eh oui beaucoup de jour ferie dans un pays aux religionx multiples)

Bref cela m'a permis de faire un petit voyage dans le sud pour decouvrir la vraie et non pas "corrompue par ces occidentaux impurs" Inde. Pensant partir seul, mes plans furent changer la veille du depart par un de mes jeunes collocataires qui, ne sachant que faire de ses vacances decida de m'accompagner.

Premiere etape Tirumala, sud de l'Andra Pradesh ou se tient le second temple indien et peut etre aussi le second temple le plus frequente au monde... 100.000 indiens par jour faisant une queue de plus 7h (15h m'a-t-on certifie) dans un corridor grillage de 1m20 de large... je vous passe les details hygieniques. A
l'image du pays et de tout ce qui le compose, c'est le bordel dans la maison du dieu Balaji, Vishnu, Vankateswara, etc... c'est le meme mais avec des noms differents. Pour illustrer l'ambiance qui regne a l'entree du saint des saints, je prendrais en comparaison l'entree dans le bus pour aller au captain (grande enseigne belge de l'industrie-discotheque) un soir d'open bar en plus muscle et plus bruyant. Pas de photo car appareil interdit......



    Deuxieme etape Chennai capitale du Tamil Nadu, le principal etat du trip. Cet etat se demarque des autres par ca volonte de rester independant de l'Inde... L'Hindi, langue nationnale n'y est absolument pas parlee et la dynamique de la ville repose sur l'etat de concurrence avec les autres grandes villes du pays... Donc 2eme sillicone valley du pays, 2eme ville en terme de prodution cinematographique, etc... Nous sommes donc aller visiter le studio ABM, sans grand interet, car sans reelle production ce jour la. Voici une petite photo du parking moto de la gare autobus de Chennai, il pourra peut etre vous aider a croire en la rumeur qui place cette gare sur la premiere place du podium asiatique (en terme quantitatif de depart et d'arrivee, je crois...)




Troisieme etape Mamallapuram, ville de pecheur ou tu negocies dans les restaurants le prix de ton poisson (peche du matin) avant de le bouffer. A refaire mais sans la pluie,,.

    Ensuite Pondichery, la ville "francaise". En effet certains rickshaws parlent francais, ce qui peut etonner et attendrir jusqu'au premier marchandage. Egalement sous cette maudite pluie. Gros bon point de la ville... on y trouve de la nourriture francaise. Autant vous dire que je me suis tape la cloche pendant ces deux jours... coq au vin, quiche laurraine, steak et meilleur petit dej de l annee : baguette et beurre sale, chocolat chaud et cafe noir. Je dis ca en sachant bien que vous ne saisirez pas tous, le sublime d'un tel petit dej'... en resume, cela change des pommes de terres aux oignons, epicees dans la crepe de riz degoulinante d'huile. Nous n'aurons point vu la ville-secte appellee Auroville qui de toute facon nous serez restee close, etant fermee au public. Pour info cette ville est en "autarcie" relative, sans gouvernement avec des regles propres, dans la tradition de pensees de sa fondatrice la Mere (une parisienne maintenant decedee).



   




Cinquieme etape, Madurai, ville au temple mystique, ou les elephants te benissent d'un tapotement de trompe sur la tete, moyennant un petit sou glisser au prealable et delicatement a l'extremite de ce meme gros nez, ce sou sera restitue juste apres au maitre assis juste a cote... ma capacite d'etonnement se lasse, j'ai l'impression (j'ai croise un dromadaire en sortant de chez moi il y a qq jours, eh ben croyez moi ou non, il m'a demande son chemin..... a moi un etranger..... je suis parti sans repondre).








    Ensuite Ooty, une ville perchee dans les montagnes a 2200 m, je quitte le sud etouffant sous un soleil (enfin present) de 38 degres pour me rerouver en terre brumeuse (12-15 degres), marchant au bord d'un lac avec un guide amoureux de ses montagnes qui nous explique que marcher de ce cote du versant est dangeureux car on peut tomber sur un elephant sauvage a chaque tournant mais que la, c'est plutot les chats qu il redoute... Dubitatifs, on lui demande ca a quelle taille un "chat"?
< eh bien... ca va de la taille d'un chat sauvage a celle d'un tigre en passant par le leopard et la panthere>, cela suivit de < parcequ'en fait 4 personnes se sont fait bouffer il y a 4 mois. pas tres loin d ici...> Sans commentaires.
Donc une tres belle nature reposante et presque pas polluee ou l'on aura pu se reposer 2 jours.




Pour finalement redescendre avec un bon rhume vers Mysore la ville des palais et de la soie.




 Ce break m'aura fait du bien. J'etais tout d'abord curieux de voir comme je l'ai mentionne ci dessus, la vraie inde. Je me rends compte que Bangalore fait indubitablement parti du patchwork. Et dans cette piece du patchwork, l'originalite est celle de l'esprit "business is business", des "electronic city" (aux abords de la ville que l'on ne voit donc pas) et de la circulation apocalyptique.

Ceux qui ont dit que c'etait une deuxieme silicon valley me font bien rire... Ils ne sont a mon avis pas descendu de leur limousine au vitres teintees qui fait la liaison entre leur palace et les campus bien tondus des grandes firmes et sont restes totalement hermetiques a ce que cette ouverture sur un monde si different (entendez la vitre contre laquelle leur boite pensante reposait doucement, abrutie par un dejeuner de nabab) leur revellait.
Par kikrok - Publié dans : bangalinde
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 12:29

    La philosophie indienne en terme d'enseignement est interessante. La vulgarisation (en informatique par exemple) est tres reussie. Les cours sont doublement plus faciles a integrer grace a l'avancement progressif du cours ainsi qu'a la transmission d'un message non crypte saisi seulement par ces gens qui sont tombes dedans quand ils etaient petits. Cependant il y a aussi un mauvais cote... Il suffit d'apprendre et non de comprendre. Ils ont donc une memoire d'elephant mais un sens pratique limite. Cette remarque est a generaliser a l'ensemble du systeme d'enseignement indien.

J'ai pu verifier ca en tant que prof, dans les bidonvilles. Ce ne sont pas non plus les bidonvilles de Calcutta ou de Pune (y en a qui connaisse bien...), mais des quartiers tres defavorises.



Un soir par semaine, nous passions 2 heures la-bas a animer un "cours". Le but de ce cours etait surtout d'occuper des enfants qui n'ont rien a faire de leurs journees.

J'ai donc commence par des bases de francais pour faire connaissance lors du premier cours. Ensuite nous sommes revenu a l'objectif officiel qui etait tout de meme de leur enseigner l'anglais. J'avais donc une aide avec moi pour faire la traduction du kannada (langue du karnataka) a l'anglais lorsque mes petits eleves me posaient des questions.


C'est donc cette capacite de memorisation, qui m'avait deja etonne a Christ College, que j'ai encore trouve remarquable chez les petits hommes. 3 mois plus tard, certains se souvenaient toujours de la reponse en francais a la question "Comment t'appelles tu ?" ou me sortaient de leur propre iniciative un "Au revoir" a la fin du cours...
Par kikrok - Publié dans : bangalinde
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 08:37
    Ethnic day dans notre college... Chacun doit s habiller dans la tradition de sa region. J ai donc croise une  bonne vingtaine de maharadjats avec des couteaux courbes, des mecs en moodeys (une jupe qu ils leur arrivent de replier a mi genou notemment pour se soulager contre un mur) des filles dans des superbes saris, des thailandais en lotus rouges... Moi, j'avais rien de francais sur le dos...
Antoine avait le maillot de l equipe de france...

 






  














  

     Pour ma defense, je dirais qu'il n'y a pas vraiment de costume traditionnel francais. Le beret me direz-vous, la baguette sous le bras, le claco dans la main et le pif rouge... ca ce n'est pas un costume c'est le pere roger qui est presse de commencer le week-end. Dans certaines regions peut-etre, comme en bretagne avec l'habit de machine, dans certains quartiers de paris : le foulard-echarpe, le pantalon en velour et les chaussures bateau voir meme dans le sud ou dans ma belle ville auboise : le survet' jaune ou vert avec les tachinis.

Sauf que pour eux (je suis revenu en Inde), ce costume traditionnel, il le porte donc lors de grandes occasions (religion, fete de famille, etc...) Si l'on fait la comparaison, il n'y a pas de costume francais qui tienne la route... sauf peut-etre le nez rouge....


    Nous sacrifions donc nos cours pour passer notre journee en tant que jury et guest star au festival francais. Meme a Christ College, il y a un departement langue qui offre la possibilite d'etudier la langue de Moliere.


    Plusieurs universites viennent et participent aux concours de poesie, art et chants francais en groupe et solo. Nous, le jury, (Antoine, Pravesh un pote venant de l ile maurice et moi-meme) passons une matinee a deambuler, l'oeil severe, dans les ateliers artistiques et une apres midi a ecouter des chansons francaise d'amour chantees par des indiennes qui tentent de nous corrompre a coup de jolis sourirs.
Comme pour tout jury, nous sommes approvisionnes en petites douceurs et boissons.
Par kikrok - Publié dans : bangalinde
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